Jésus s’était rendu à un lieu appelé Gethsémané et avait prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée pour prier. Et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses.

Il éprouvait la peur avant son grand sacrifice: « Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi: Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » (Matthieu 26.39) Même dans ce moment d’anxiété il a mis toute sa confiance en Dieu, le Père, restant obéissant à la volonté du Père.

Jésus était devenu 100% humain, avec tous les besoins et toutes les faiblesses d’un être humain. Il avait besoin de boire, de manger, de bouger, d’être en communion avec ses frères, de se reposer, de dormir et ainsi de suite. Il ressentait les émotions humaines comme la joie, la colère, la miséricorde et même la tristesse.

Ne nous permettons jamais de penser que la Passion de Jésus-Christ était une chose facile parce qu’il était le Fils de Dieu.

Non, « existant en forme de Dieu, il n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » (Philippiens 2,9-10)

Il a fallu que Jésus devienne humain. Il avait consenti de s’offrir en sacrifice à notre place pour sauver les êtres humains de leur péché. C’est pourquoi il a fallu qu’il prenne la nature humaine pour détruire par sa mort la puissance du diable.

En Hébreux 2, les versets 14 et 15 nous l’expliquent: « Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude. »

Hébreux 2 continue dans les versets 17-18: En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple; car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.

Remercions notre Souverain Sacrificateur de tout notre cœur pour son amour, pour son obéissance! Montrons-lui notre gratitude par une adoration sincère qui élève son nom. Chantons comme les vingt-quatre vieillards en Apocalypse 5,9-10.12, qui chantaient un cantique nouveau en disant: Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre…. L’agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange.