…qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient.

Dans l’épître aux Romains, l’apôtre Paul explique aux chrétiens – juifs et non-juifs – de Rome que la Bonne Nouvelle consiste dans le fait que nous sommes sauvés par grâce et non par les œuvres de la loi (c’est-à-dire, non par nos propres efforts), si nous mettons notre foi en Jésus-Christ, livré pour nos offenses et ressuscité pour notre justification.

Dans le 4ème chapitre, Paul donne un excellent témoignage à Abraham, le père de la foi. Il dit au verset 18: Espérant contre toute espérance, Abraham crut, en sorte qu’il devint père d’un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit: Telle sera ta postérité.

Romains 4,19: …et, sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé, puisqu’il avait près de cent ans, et que Sara n’était plus en état d’avoir des enfants.

Cependant, le parcours de la foi n’est ni sans obstacles ni sans faiblesses, ce qui nous est bien décrit en Genèse qui nous raconte la vie d’Abraham et de sa femme Sara en détail. En Genèse 12, l’Eternel dit à Abram de laisser sa patrie et la maison de son père et d’aller dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction.

Abram a 75 ans. Il obéit, mais il amène son neveu Lot avec lui. Arrivé à Canaan, Dieu lui apparaît et lui dit: Je donnerai ce pays à ta postérité. Abram est toujours sans enfant, et il vit dans un pays qui ne lui appartient pas.

Après un certain temps, Abram se sépare de Lot, et l’Eternel répète sa promesse d’une postérité nombreuse et il ajoute: Lève-toi, parcours le pays dans sa longueur et dans sa largeur; car je te le donnerai.

Les années passent. Abram est toujours sans enfants, et il vit dans un pays qui ne lui appartient pas. De temps en temps, Dieu répète ses promesses. Quand Abram répond: Seigneur Éternel, que me donneras-tu? Je m’en vais sans enfants; et l’héritier de ma maison, c’est Éliézer de Damas, Dieu le corrige et répète encore sa promesse. Il fait alliance avec Abram et lui détaille l’étendue de la terre promise.

C’est alors que Saraï a l’idée de donner sa servante Agar à Abram pour « aider » l’Eternel à accomplir ses promesses. La naissance d’Ismaël, fils de Agar, a causé des complications jusqu’en notre temps.

Quand Abram a 99 ans, l’Eternel renouvelle encore son alliance avec lui, en instituant la circoncision. Dieu change le nom d’Abram en Abraham et celui de Saraï en Sara et donne la promesse que dans un ans, Sara aura un fils.

Genèse 21 nous confirme que l’Eternel accomplit pour Sara ce qu’il avait promis. Sara devint enceinte, et elle enfanta un fils à Abraham dans sa vieillesse, au temps fixé dont Dieu lui avait parlé.

Abraham a vécu l’accomplissement d’une partie de la promesse de Dieu – la naissance du fils de la promesse. Il est passé par l’épreuve du renoncement à son fils Isaac. Grâce à son obéissance, l’Eternel l’a béni encore et lui a répété la promesse de sa postérité nombreuse comme les étoiles du ciel.

La possession de la terre de Canaan par contre, Abraham ne l’a pas vu de son vivant. C’était une promesse qui devait s’accomplir après son temps de vie sur la terre. Hébreux 11,9-10 nous explique: C’est par la foi qu’il vint s’établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur.

La vie d’Abraham est un grand exemple et une exhortation pour nous, de tenir nos regards sur Jésus qui suscite la foi et la mène à la perfection (Hébreux 12,2).