Jérémie 33.10-11 : « Ainsi parle l’Éternel: On entendra encore dans ce lieu – dont vous dites: Il est désert, il n’y a plus d’hommes, plus de bêtes; on entendra dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem, dévastées, privées d’hommes, d’habitants, de bêtes – les cris de réjouissance et les cris d’allégresse, les chants du fiancé et les chants de la fiancée, la voix de ceux qui disent: Louez l’Éternel des armées, car l’Éternel est bon, car sa miséricorde dure à toujours! La voix de ceux qui offrent des sacrifices d’actions de grâces dans la maison de l’Éternel. »

Situons ces paroles adressées au prophète Jérémie. On était en 597 av. J.-C. Les Babyloniens avaient déporté les premiers captifs en exile. Au lieu de conseiller la révolte, le prophète Jérémie avait reçu de la part de Dieu, de calmer le peuple déporté en écrivant: « Recherchez le bien de la ville où je vous ai menés en captivité, et priez l’Éternel en sa faveur, parce que votre bonheur dépend du sien » (Jérémie 29,7). Jérémie conseilla aux déportés de s’installer, de mener une vie normale, car l’exil durera 70 ans.

Le prophète par contre, était resté à Jérusalem – la ville assiégée, dévastée, dépourvue de vie, vidée. On avait jeté le prophète Jérémie en prison à cause de son message impopulaire. Mais à l’heure la plus sombre de son histoire, la nation reçoit un message d’espoir. Le peuple sera sauvé et réhabilité. En outre, une nouvelle alliance (en Jésus-Christ) remplacera l’ancienne alliance conclue autrefois au Sinaï. Dieu les transformera cette fois en profondeur, il donnera aux personnes la force de faire sa volonté. Dieu reconstruira ce qui a été détruit.

Nous nous trouvons ces jours en Europe dans une situation exceptionnelle, que nous n’avons peut-être pas encore vécue pendant notre vie. Les rues semblent désertes, la vie sociale est réduite au strict minimum, la peur et la mort semblent nous guetter et nous suivre. Mais l’Eternel est au contrôle.

Comme il a adressé un message d’espoir au peuple du temps de Jérémie, il nous adresse aussi une parole d’espoir. Ce mauvais vent va passer. Et l’allégresse reviendra. Seulement, quand les bons temps reviendront, sachons apprécier la bonté de Dieu, faisons partie de ceux qui disent: « Louez l’Éternel des armées, car l’Éternel est bon, car sa miséricorde dure à toujours! » Faisons partie « de ceux qui offrent des sacrifices d’actions de grâces dans la maison de l’Éternel. »