Il y’avait du temps d’Hérode une jeune femme qui montait en hâte les collines en Judée pour rendre visite à une parente qui habitait un village. Elle entre dans la maison et salue la parente. Des que celle-ci entend la salutation, le bébé dans son ventre saute de joie et elle-même est rempli du Saint-Esprit. La jeune femme est Marie, la mère de Jésus-Christ; la parente plus âgée est Elisabeth, la femme du sacrificateur Zacharie; le bébé dans le ventre d’Elisabeth est Jean-Baptiste au sixième mois de sa formation; Marie, elle aussi, est enceinte. Elle porte Jésus-Christ, qui est dans son premier mois de formation. La différence d’âge entre Jean-Baptiste et Jésus était de six mois au maximum.

Si on lit attentivement ce passage dans l’évangile selon Luc au premier chapitre, on constate que c’était un temps ou le Saint-Esprit œuvrait puissamment, mais pratiquement inaperçu et en silence.

Comme collaboratrices en secret, Dieu avait choisi deux femmes:

  • Marie, une jeune fille, vierge, une fidèle et obéissante servante de Dieu, et
  • Elisabeth, avancée en âge, femme du sacrificateur Zacharie, elle et son mari, justes et irréprochables devant Dieu, mais sans enfants, ce qui était un sujet de prière du couple. 

Observons, comment Dieu a initié sa mission secrète: D’abord, il envoie l’archange Gabriel vers Zacharie pour lui annoncer l’exaucement de ses prières, c’est-à-dire, que Elisabeth aura un fils. Il donne une grande prophétie sur Jean-Baptiste, en disant (Luc 1,14-15): « Il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante et il sera rempli du Saint-Esprit dès le sein de sa mère; il ramènera plusieurs des fils d’Israël au Seigneur, leur Dieu; il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Elie, pour ramener les cœur des pères vers les enfants et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé. »Quand Zacharie commence à trouver des excuses à cause de son âge et l’âge d’Elisabeth, l’ange lui ferme la bouche pour un temps pour éviter qu’il répande ses pensées de doute. Après son retour à la maison, sa femme Elisabeth tombe enceinte. Elle se cache pendant cinq mois. Elle est contente que Dieu lui ait fait grâce et lui ait ôté la honte parmi les hommes.

Ensuite, Dieu envoie l’archange Gabriel vers Marie et lui annonce qu’elle enfantera un fils et qu’elle doit lui donner le nom de Jésus. L’ange continue avec une prophétie (Luc 1,32): « Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin. » Et Marie répond: Je suis la servante du Seigneur; qu’il me soit fait selon ta parole!

Peu après, il y a cette rencontre entre Marie et Elisabeth et Jésus et Jean-Baptiste, les deux encore dans le ventre de leurs mères. Elisabeth prophétise sous la puissance du Saint-Esprit. Par l’Esprit, elle reconnait déjà Jésus comme son Seigneur. Et Marie loue le Seigneur à haute voix et chante un grand cantique.

Quelle rencontre! C’était aussi la première rencontre de Jean-Baptiste et de Jésus qui allaient travailler ensemble trente ans plus tard pour annoncer et répandre la bonne nouvelle du royaume des cieux.

Nous sommes encore dans la mission silencieuse du Saint-Esprit. Jean-Baptiste devient un homme mis à part pour Dieu. Il se prépare par une vie de prière et d’abnégation dans le désert, jusqu’au jour où il annoncera qu’il est venu préparer le chemin du Messie Jésus.

Jésus aussi doit avoir mené une vie de consécration, car après l’âge de 12 ans, quand on le trouve dans le temple au milieu des docteurs de la loi, on entend plus rien de lui, jusqu’au moment où il commence son ministère public à l’âge d’environ 30 ans, après le baptême et un long jeûne dans le désert.

Et voilà, un beau jour, après la préparation du peuple par la forte prédication de repentance de Jean-Baptiste, Jésus-Christ a pu commencer son ministère public dans la grande puissance du Saint-Esprit. Il vient compléter ce que Jean-Baptiste avait commencé, en confirmant que c’est bien lui, le Sauveur, qui avait été annoncé par les prophètes, et qui va donner sa vie pour racheter le peuple de ses péchés.